Ménopause : il y a un symptôme que la masturbation peut réduire, voici lequel

, Ménopause : il y a un symptôme que la masturbation peut réduire, voici lequel

La ménopause, qui survient
généralement lorsque l’on dépasse la barre des 45 ans, est définie
comme l’arrêt des règles et, de ce fait, la fin de la production
d’ovules par les ovaires. Ce phénomène naturel est progressif et
passe par une période de transition de 2 à 4 ans, dite
périménopause. Lors de cette période, le corps produit moins
d’hormones, responsables des cycles menstruels, ce qui entraîne
différents phénomènes physiologiques comme des bouffées de chaleur,
la prise de poids, des seins douloureux, l’irritabilité ou encore
la sécheresse vaginale.

Selon un rapport de l’Inserm, environ 87 % des femmes
présentent au moins un symptôme de ménopause en plus de l’arrêt des
règles, et jusqu’à 25 % souffrent de troubles sévères qui affectent
leur qualité de vie.

Un passage pour le moins
compliqué et pesant pour de nombreuses femmes. Et si la
masturbation était la solution ? Une idée surprenante, confirmée
par une enquête menée à l’Institut Kinsey de l’Université de
l’Indiana a démontré que cela aiderait réellement à diminuer
certaines douleurs quotidiennes. Voici dans quelle mesure et
comment cette pratique, encore taboue, pourrait agir
physiologiquement.

Les bienfaits de la masturbation sur la santé
physique et mentale

L’enquête publiée dans la revue
Ménopause a suivi 1 500 femmes, toutes âgées de 40 à
65 ans. Environ quatre répondantes sur cinq ont déclaré s’être déjà
masturbées et, parmi elles, près de 20 % ont indiqué que la
masturbation soulageait leurs symptômes, dans une certaine mesure.
En effet, 46 % des femmes en périménopause ont vu des bienfaits à
cette pratique et 32,1 % des femmes ménopausées ont indiqué un
effet positif sur au moins un symptôme.

« Je trouve que la masturbation
me rend plus heureuse et plus détendue »

Celui qui revenait le plus
globalement était l’amélioration de l’humeur : « Je trouve que
la masturbation me rend plus heureuse et plus détendue ; j’arrive
plus facilement à gérer les problèmes après avoir eu un
orgasme
« , expliquait une des répondantes de l’enquête. Pour
d’autres, la masturbation a permis de venir à bout d’autres
symptômes : « Elle semble faire disparaître les bouffées de
chaleur et combat efficacement la sécheresse / l’atrophie
vaginale
« , ajoute une seconde. En outre, 12,5 % d’entre elles
constatent aussi une amélioration du sommeil : « Je me sens
beaucoup moins agitée la nuit
« , avait confié l’une
d’elles.

Comment l’expliquer ? Les chercheurs
disent ignorer précisément pour quelles raisons la masturbation
permet d’atténuer aussi efficacement les symptômes. Cependant, ils
suggèrent des effets relaxants liés à l’orgasme et à la libération
d’endorphines. Ce phénomène physiologique est connu pour améliorer
l’humeur, favoriser le sommeil et atténuer la douleur. En plus, la
stimulation sexuelle va stimuler la lubrification naturelle et
augmenter le flux sanguin dans la zone intime, ce qui contribue à
réduire la sécheresse vaginale et à préserver le confort et la
santé du vagin.

Une pratique qui n’est
pas pour tout le monde

À l’échelle mondiale, les
Françaises sont celles qui se masturbent le moins, révélait un
sondage Harris Interactive :
effectivement, un peu plus d’une femme sur cinq ne le fait jamais.
Certaines peuvent rencontrer des obstacles dans leur vie intime. À
la ménopause, en plus des autres symptômes dérangeants du
quotidien, elles sont nombreuses à connaître une baisse de libido,
altérant leur désir et leur excitation. Pour d’autres, il s’agit
plutôt d’une réticence morale, voire religieuse, la masturbation
étant historiquement vue comme un plaisir coupable, voire « sale » et « non conforme ».

Une étude ultérieure parue dans
The Lancet Obstetrics,
Gynaecology, & Women’s Health
en novembre 2025 a également
rapporté une difficulté supplémentaire : une baisse d’estime de soi
dans le contexte intime chez environ 13 % des répondantes, à
l’origine d’une souffrance psychique. Chez certaines femmes
ménopausées, la masturbation pourrait même provoquer des douleurs :
2,7 % des répondantes à l’enquête en ont subi à cause d’antécédents
de douleurs génito-pelviennes ou d’autres problèmes de santé
chroniques.

Une pratique moins courante
chez les femmes que chez les hommes

Si chez certaines, la
masturbation n’a pas sa place, c’est aussi une question de
stigmatisation. Chez les femmes, cette pratique est nettement moins
courante que chez les hommes, avec un écart de 57,71 % en 2022,
toujours d’après le sondage Harris Interactive.

Le silence et la
stigmatisation qui entourent la masturbation peuvent ainsi rendre
difficile pour les professionnels de santé d’en parler avec les
femmes. Sans surprise, l’enquête révèle que moins de 8 % des femmes
ont indiqué que leur médecin avait discuté de la masturbation avec
elles. Cela suggère que la ménopause et la masturbation restent des
sujets tabous que beaucoup de médecins et de patientes hésitent à
aborder.

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