No Nut November: un mois sans masturbation, utile?

No Nut November: les promesses trompeuses d’un mois sans éjaculer

Ce défi invite les hommes à renoncer à la masturbation durant un mois. Une psychologue met en garde contre les pièges de cette quête de contrôle.

Homme torse nu allongé sur un lit aux draps blancs, partiellement recouvert d’un drap, dans une pose détendue.

Certains participants vont jusqu’à renoncer à la pornographie et aux relations sexuelles.

Getty Images/Tetra images RF

Entre hausse de la testostérone, meilleure concentration et vie sexuelle plus épanouie, les partisans du No Nut November, qui prône un mois sans éjaculation, ne manquent pas d’arguments. Pourtant, selon la psychologue Borbála Rozsnyik interrogée par «20 Minutes», ces supposés bienfaits ne reposent sur aucune base scientifique.

Ce défi, qui pousse chaque année des hommes du monde entier à renoncer à la masturbation en novembre, connaît un engouement croissant sur les réseaux sociaux. Certains vont jusqu’à s’abstenir de pornographie et de relations sexuelles.

La science s’est penchée sur ce phénomène. Une recherche publiée dans «The Journal of Sexual Medicine» n’a révélé aucune différence notable de satisfaction sexuelle entre ceux qui participent au défi et les autres. «Il manque des preuves scientifiques solides», tranche la psychologue interrogée par la plateforme Erotik.com, citée par «20 Minutes».

Réprimer sa sexualité

Pourquoi un tel succès malgré l’absence de preuves? Le défi répond à un besoin de discipline et de maîtrise de soi. «Est-ce que je veux apprendre quelque chose sur moi-même ou est-ce que je crois qu’il faut que je réprime ma sexualité? Voilà la grande différence», analyse Borbála Rozsnyik.

La spécialiste met en garde contre les risques psychologiques: frustration, obsession, et surtout la pensée problématique selon laquelle «Si je me masturbe, je suis faible». Elle insiste: abandonner le défi ne devrait jamais être source de honte.

Renoncer à l’orgasme pendant trente jours n’est pas dangereux pour la santé. Mais l’inverse est tout aussi vrai: aucune raison médicale ne justifie de s’en priver, les orgasmes favorisant notamment la relaxation et le sommeil.

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